chène d’Obaba

L’ocre envahit la rue qui descend, l’ombre repose au creux des pierres

Au balcon bariolé rêve le sourire calypso de la maison des fleurs

Oiselle orientale encagée derrière ces murs, tes soupirs de senteur perlent aux branches orangées ;

Plénitude
la montagne rejoint l’immensité
courbure de femme à l’aurore de nos sens.

Harmonies au bleu vif du ciel
forêts martelées à l’incandescence

Au bois sacré l’or exulte au feu de la couleur
l’été se dresse au vert de son accomplissement
affirmation sanguine à l’ombre des racines assoiffées


Averse
aura diaphane

Eveil au rêve des lutins à la brume

Elancement de la sève
éblouissement floral
embrasement au seuil de l’air


Torsades améthystes
ramures chrysalides
en écorces australes

L’eau rousse s’éclabousse en mur jaune
au bleu vacillant
l’indigo marine s’enlace aux algues des rochers


Robe au vent de ton ultime visage
la voile s’ouvre au coeur de l’onde
rose frémit à l’échancrure du bleu

Chêne d’Obaba
euphorie tellurique au souffle de Pan

milles ailes en bec
harpe d’oiseaux
au feuillage du cristal de l’air ,

La mousse crépite à l’ombre vieille
en noeuds des runes

à l’embranchement végétal
l’humus s’arbre aux plis du temps

Calligraphie ultime
la chaleur minérale roucoule au rire irisé

temps suspendu
méditation au fil de l’eau
coques d’air en barques vives

Au seuil du monde
arborescence aux pentes des collines

en bas serpente un filet d’eau pure .

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