coton de la voix


je peux rêver à ce qui m’agit
qui s’échappe de mes artères
Chère
qui rechuchottent le coeur
chairs
qui taillent à bout de bras les jours

les joues flambent du transpercement de l’oeil
s’enflamme au luisant de la peau patinée

la main donne l’air à la sauvagerie d’exister
le pas qui frôle rejoint les corps assombris
immenses à parcourir dans mon geste
m’enjoignent de te chercher
et te saisir à bout de bouche
au filet de tes cheveux emmèlés

Je me tourne vers toi l’insondable de paix
dans l’espace clos de mon corps
ma vie lourde maladroite
qui a désappris de vivre
je me dérange aux murs
à la lumière qui tangue
J’hésite hors de la chambre
hors du lit les pieds en suspend
je me retrouve dans les yeux
au seuil de ta danse

intrépide

voler tonner donner à toi qui relie
orphelin de cette vie morte née
qui refoule en moi
me laisse
intense
au bord de la saillie de ta peau

Publicités

2 réflexions sur « coton de la voix »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s