l’envers

A chaque cri un peu plus affirmé
la vigueur du corps
s’étale comme un défi

mais le silence m’a rejoint
je regarde hébété
le crieur de vie hurler dans le silence

sa voix est un souvenir qui est sans écho

ma lueur interrogative
croisée d’une barre
à l’envers de toutes ces vies
dont je suis une
au passage d’autres
qui se poussent sans hésiter

creuser de mes mains
en sang
ce trou
où me planter


enragé de ce goudron piétiné

sans autre issue
à raidir le sol
sans couleur

ma rude argile d’homme
mon asphalte hyperactif
aux veines de mes jambes

je propulse l’affirmation du désir
qui tressaille de la dureté d’exister
à hurler la seconde
qui égrènera le fil de toute ma vie

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