caillasse au pied de bois


feuilleté d’écorces les trachées ocre
s’anglent superposées en taillis des rocs

pierres sèches
les anfractuosités vides
et la poussière qui s’en mêle
fine

le pollen pigmente les vents cyans
essaime aux grains des troncs

migrations des éléments
nervures réfractaires
éblouissement sournois

le bois morcelé réouvre la poussée
se creuse des vies aux ombres
ténèbres fastes du pourrissement
pérégrinations de ce qui se devine en larves

tailles des feuilles brunes
les filaments se pendent aux verticalités
souples
filandreuse
atomisation en blancs entassés
comme une ville grouillante d’Afrique

molles les mousses s’humectent des verts à jamais les mêmes
variation
à l’infini de la tendresse et de la conquète

Taj Mahal

creux dormance
recreux éruptif et rupture des lichens en rang de branchages lunaires

épinèdes

arrachement brusque à la fécondité
écrasé en mares infimes de sang
accrochages virulents des règnes

parterre d’aiguilles
tapis comme une prière
muette
une fois à terre
rives cimes en déroute
stratifiées
un passage pour l’éternité
s’apprête à se dissoudre en humus

défécations des chèvres au stries du chemin

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1 réflexion sur « caillasse au pied de bois »

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