transhumer

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L’écrire comme un souffle que l’homme expulse pour respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l’autre, mais comme un autre soi ou comme un autre de soi à soi en chemin , en halte de parcours en rebond capté, réverbéré, reflété, renvoyé comme d’une paume, flanc de cette main qui rencontre et projette en retour,Le bond de force que le corps imprime,J’y vois comme ce champs de pelote au front du fronton, ce miroir en dur des pentes des vallées, ces pierres entassées en art où le soi à soi résonne en construction savante, solide, reconnues et reconnaissantes; le soi se joue en parole au mur du lien, serait ce cela que l’on met au jeu de ses muscles bandés, à la limite de la douleur, du défi.
Mais ce râle de reconnaissance comme un écho de montagnes en montagne, de troupeaux en troupeau, course des pistes ouvertes au flanc des estives, au vertige transhumant, dessin comme un profil ou voir accepte de renvoyer.Qui de la balle ou des blocs de pierres imprime le mouvement, est ce cette urgence à dire, bam vlam , Ce jeu comme un équilibre de paix qui m’en rappelle un autre, celui de mes pas rivés aux points de lumière qui tissent une toile, relient les fils des étoiles aux crocs de la terre, en chemin, à parcourir dans le noir , si sûr que jamais lueur du jour , claire cet Orion et congénères me parlent cette langue immuable que je ressasse aux accroches de mes pieds;Fixation des neurones en écarts d’étoiles.Ce libre écart comme un vent ramène au rivage, cette grande ourse en ligne inflexible des pas aux accroches du monde rythme le sentier. ce libre rebond qu’impulse la paume ou le cannelage en réponse à l’entretas de pierres carrées, mégalithiques, comme les rochers, bornes des chemins, ce vouloir-balle comme une parole au rebond de soi;Le filin deviendrait ligotement de l’être et ne servirait plus qu’à errer l’allant du sentier dans un maillage étroit, filet en piège à ours.la vision d’une terre qui enserre me rappelle à ma réalité d’exil, je peints cette rive comme un voilier caresse mélancolique les herbes et les mottes du rivage, l’appartenance pris entre la vague et le vent, saudade ambigue entre empreinte et poussée des sèves, tellurique, le temps prononce la sentence et matière, promet des floraisons ;
les mots eux ouvrent l’espace en vent debout à la déchirure qu’impulse le désir, l’oeil dans la toile de l’absolu entrouvre, pétillant le pressentiment au vivre, hors de tout propos les mots comme une liberté dans les blancs, deviennent la langue inconnue, ivre comme la brise qui pousse et vibre au corps car le sens et la trace sous-tendent le piège et pourraient ramener en arrière ;
c’est donc dans les vides et le sens accordé à l’horizon , le chant improvise une mélodie certaine et résonnent du chaos du pas de l’homme qui marche et déchire le tissage du monde comme un passage ,
pris entre ces deux ancres, l’une amarrée et l’autre fine comme une soie solaire, pris entre le devoir de fidélité, sûr de son tracé opaque et l’aimant d’une voile ivre à l’assaut de l’ile , la mélancolie et la joie maligne donne à l’oeil l’envie d’embrasser l’absolu des joies à venir
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3 réflexions sur « transhumer »

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