Réverbération

A sonore du vent projette l’infini des pas, la destinée trouvée des poètes, nez au mots et mains de velours.
A l’épidermique des courbes le cuivre instrumente l’Alyzée, le littéral des poumons.
Étancher les flots sous la nuée lustrée des cordes, des crinières en crue le galop transporte.
Étoffer les échos invités sous le dôme pelliculé d’or ruisselants autour des tempes.
Une trempe à poétiser, une trempe à l’âme, une trempe à lumière.

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1 réflexion sur « Réverbération »

  1. on n’en sort pas de l’âme
    il nous est ne bouée indispensable
    littéral et littoral
    trempe est un mot que je retiendrais
    non pour son coté mouillé mais plutot
    comme on plonge un acier
    dans le fluide qui le rendra peut être tout simplement fort
    le mythe dirait invincible
    comme excalibur sortant
    des flots
    la poésie sans doute ce geste de puiser
    au fond ce qui nous appartient vraiment
    et le partager sachant
    que cette lumière
    cet air incoercible
    ce souffle
    comme la vie
    est ce qui nous rend plus fort
    a dela de l’ombre qui rode
    du soleil trop fort qui écrase comme un Dieu
    qui nous aveugle et nous empêche de voir
    cette zone de feu brulante que nous transportons
    inaccessible qui est peut être le désir
    enfin pour moi
    mystère de l’humain
    entre l’intérieur et l’extérieur
    l’intime et l’extime
    ce qui nous accueille
    ce qui nous brûle
    ce qui nous détruit
    ce qui nous attire
    nous repousse
    nous ombrage
    nous aveugle
    nous cajole
    nous trompe
    que nous trompons
    nous leurre
    nous piège
    nous abreuve
    nous calcine
    nous trempe
    nous aide à vivre
    dans la sincérité
    dans l’émotion
    dans le partage
    dans le désir
    la faiblesse ou sensibilité
    mais la sensibilité je crains bien que ce soit tout cela
    qui nous ouvre et nous referme au gré du vent

    le vent tempête qui peut nous porter sur la vague comme une voile qui file devenue vent
    ou les faille par où s’engouffrent l’eau qui nous coule
    nous attire vers le fond abyssal
    l’espace d’un instant ou à jamais

    tout cela aussi incertain que l’ai le rythme des vents, les errances des courants, les colères des étoile, les embranchements que la graine et les tours des ans aléas des vicissitudes dessinent en ellipses de destin que l’arbre porte en lui
    c’est l’univers qui dessine la carte à mesure qu’il se pousse dans la bouche des temps
    inexorable
    inéluctable
    même la révolte
    et le choix
    de détourner est dans ce fatum
    bien loin la poésie et entièrement tournée
    me ramène à tout ça.

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