l’espace illuminant

à SIL

un écho
me parvient contre les parois de l’ordre
virtuelles mais humaines et poétiques
esthétique
l’espace le son
la lumière et la parole
la couleur à l’oeuvre dans le tableau
le beau
magnifie l’une
le poème
l’éclat
qui cherche ses sources

des angles les plus improbables
une musique éclectique
parodie électrique
que le vent jusqu’alors jouait à me cacher
de nouvelles phonétiques à cramer les ondes
lorsque la voix se rit des flux de l’ambiguïté
me soufflant des bronches paléontologiques

charades
comme des strates d’une roche saturnienne
dans la métaphore de l’éther
métamorphe
je lèchais toute une galaxie de nébuleuses
rougeâtre
les pâles d’une contradiction du vide
ma langue
tend un filet erructant au poème
je fais du rentre-dedans
tangue en tongue
la parole abrogée au chant
elle sirène
je n’étais pas attaché au mat
plutot Boutès qu’Ulysse
la rosée gagne
le vide est astral quand dans la barque
le bleu vire au rouge
vin
extatique
quand l’indigo est universel

technovibes
L’Espace Illuminant

LAM

Publicités

8 réflexions sur « l’espace illuminant »

  1. Il l’hume mine sanguine, il l’hume rosée, la précieuse goutte perlée source efflorescente délicate, les gouttes frêles en parcelle parsemées de brillances – la vibrance se désigne par ce Là.

    ////

    SI TOUCHEE car je ne m’y attendais pas. Un beau présent, merci de ta générosité.

  2. lire Gullar ça fait rêver à une autre poésie, plus dans la chair de la vie et moins dans l’écho du mot #évolution

  3. Parce que là…
    En cet instant où l’oiseau tremble…

    « On »

    Bat de l’aile !

    « On »

    Entend le bruissement d’un envol…

    « On »

    Ecrit…

    Une phrase personnelle tonitruante au sein de l’oiseau qui chante notre ambiance…

    « On »

    Devient en l’âme du chant qui s’improvise en l’entier de l’âme qui nous habite subitement pour abriter notre amour du vivant…

    Le cantique de l’oiseau…

    Oh ! Le chant de l’oiseau niché au coeur de l’arbre qui ne cessera « jamais » de nous abriter…

    Qui ne parviendra plus jamais à taire son écho…

    Pour nous forcer à parler du « vivant »…

  4. @ MCT l’oiseau (1996, ça date mai bon ! )
    Il y a les fibres du devenir dans le présent de ce qui était hier
    je suis neuf
    emplit de sève renouvellée
    vierge et hors du temps
    oiseau sur une branche qui rit
    regard vert dans une chevelure noire qui luit
    dans son regard
    la nuit des temps renouvellée
    dans cet instant
    cet éclair
    qui explose en un monde nouveau
    qui se détache d’hier
    un à un
    dans un équilibre instable
    libre
    voletant
    bulle qui tournoie sur elle même
    de gauche
    de droite
    dans un mouvement espiègle
    imprévisible
    ce monde
    qui brille de vivre libre en …suspend
    léger
    léger
    et devient …………
    l’oiseau

  5. 1996 !?
    Mais je ne le savais pas…
    Je viens de découvrir votre existence.
    Ces rebondissements d’un poème a posteriori sont toujours troublants lorsqu’à l’impromptu, ils donnent signe de vie ?!
    Mon poème était spontané; je l’ai peaufiné ce matin.
    Le votre a la pureté de la simplicité dont le monde a besoin…

  6. merci , nouvelles amies de ces signes d’amitié qui me vont droit au cœur ! de 1996 c’est l’oiseau cité en commentaire en réponse au votre , très beau

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s