panse outre fond


crissement à l’égal du blanc les mots accrochent le silence
porte de l’inaudible

que

ce serpent qui bouscule en douceur par en dessous


murmures
ces chantages de la vibration
ces relations au son
passage de l’un à l’autre

massacre

où les frétillements des queues
tranchent de haut en bas

des couleurs
à l’insu
en cisaillement
vagues  par un ciseau buté
c’est là
lorsque
les lignes outre passent
entre

brêche tète-bêche
dans la craquelure
ou l’outrage

ces ravines qui percent le temps

le corps une salive

des crêtes des mots puisque le silence absorbe
l’anse
anche os de la ou

c’est à l’aspérité
dehors quand le débord et le rebord pensent dans les remords

la vaillance de l’air  la couleur claire un intermède

intercède la cessation du réel


le vent la mer ‘écaille
le temps qui fond donne à mugir

émarge  l’erraillement
des marges

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2 réflexions sur « panse outre fond »

  1. Le silence est la voix du cœur
    Il vibre en palpitant
    Entre les phalanges du soleil
    Des éclats de lumière
    Mise à l’encan
    Sous un frôlement d’élytres
    Dénouent la ceinture du vent
    A la crête des vagues
    Au sommet des montagnes
    Issue
    Veine porte
    Un souffle éraillé
    Une paroi effritée
    Espace vide abouti
    Langage oscillatoire
    Une partition dévolue
    A l’être humain…

    MCT * LES OVOÏDES – Hors saison

  2. Ce texte me rend aphone…
    vraiment c’est très beau & vibrent les mots…le ton…le murmure de ta voix…

    well well done!
    Tendrement,
    Bercée

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