Ploie le temps

si l’ ours et l’humus des hêtraies

grise face de pierre
et vingt sentiers
font une taïga d’hiver

vers une douce pas trop rude quand pas de plume

cree grogne ni rend shoshone



dans la huitième nuit blême bleue de loutre et mer

pluie que trois pour une soupe

j’outre

ni crire  ni rire
même des crocs
moins  que d’accrocs

un  clos de cache
à l’eau
de brins d’ilots

mais ronger une branche sèche
si bois sec
l’eau crisse
fendue

une coulée loir pousse de sève
perce  dans le sens oblique

longue robe  libidinale

orignal ou nihil
à
ni
male
ni
feu
mêle


ne leurre

et secoue s’en pour sang
au  coude

à coude

comme si pioche
mais  nickel
dans les rockeuse

bluese

une tête d’ourse
s’entête
à lever le paw

à

l’émergence du soleil

car hiboux n’est pas putois
ni castor

une peau de daim
affamée
court pâmée

le poing levé
au sol
hérisse
de poils
pour luire

je dis  tranquillement
s’ébrouer

à la voix tachetée


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s