Appréhension

Sans métaphore écrasé par la chaleur

au bout du chemin

voyant les vaches dévaler dans le pré

 

assis sur une fourmilière

le moi bouillonne et se perd

 

la méditation

en wanderer

désasphyxie

 

 

Ce serait de se fondre en feuillage

reprendre le chant  de l’oiseau

dans l’air les nuées de mouches

 

se suspendre au nuage

est une méprise

se délave  aux orages

 

tumulte

défiance

en somme

 

émettre les épingles des pins

en petits tas où poser la tête

aux herbes sèchent les fleurs

vice aux écorces et au sang

 

sans l’écrire

forcer son souffle

prévoir

aspirer

un poème

apaise et assure

 

le halètement du pouls contrarié

 

les couleurs et le lavis

les lignes foncées

la trachée de l’aorte

 

sont ce des tâches ces ports du rythme ?

tout et voir est affaire de respiration

 

mise à distance de ce qui est méprisable

 

la colère et la tristesse

sont dans le paysage

l’homme contre le tronc soupire

il aspire à disparaître

 

Getsuju
Getsuju
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