Mélodie de l’aube

Au réveil reçu la visite de Lokenath Bhattacharya

Nuit catastrophique
réveil troublé
clairière attendue
douceur de la fougère
le ruisseau est étincelant
ruisseau désaltérant

Mon museau dans l’eau
je me souviens il y avait une biche
un éléphant patauge
ce n’est pas moi qui fait tout ce bruit
mais j’ai vu les grenouilles

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drifting

allez, je rêve
des mots que j’ai dit je retiens celui de fournaise
de  volcan
de basse continue
de songe et d’apaisement

de tous les noms de poissons
entre les doigts souvent si froids
que j’ai laissé filer
souvent entre les glaces
battues sur la terre ferme plus plate
qu’un amour sans lune

 Est ce pourquoi
tu es triste et mon obsession stérile
ce silence encombrant et la couleur sans parvenir à la briser
il faudrait que j’arrache
ton sourire convenu
je sens que tu te détournes dérive sans vent

la nuque , l’oubli

j’aime les lèvres noir framboise
le reste a coulé comme une eau
noire aussi
le reste avait la chaleur du soir
le fruit avait les cheveux courts
le reflet pale et violent de la mer
le sang rosé
la nuque, l’oubli
deux pièces et le doigt qui panse
ont pressé la main dans la mienne

genêt et pluie

Je quitterai sans pleur

sans pleure la terre inculte

vertébré qui grogne

grognent les nuées

filoches vers ses brumes qui  trempent

 

calligraphy, author not remembered
calligraphy, author not remembered

 

les mousses les champignons les arbres de la la montagne l’edelweiss et l’Everest les fleurs attardées les chardons et l’âne

 

chaque crissement

mon pinceau et mon œil

 

gens vifs instruments de la fête l’eau qui tombe du toit et les gens pressés qui courent pour rentrer chez eux emplissent de lavis

 

par à coups

chantent mon corps

une flûte

une longue trainée noire

n’en finit pas de laver

l’eau dans le baquet

 

choses de la ville

restent accrochées aux murs

sale à la surface de l’eau savonneuse que l’on jette dans la rigole

 

(c) calligraphie de Taigo Watanabe
(c) calligraphie de Taigo Watanabe

 

que boivent

limace qui s’entortille

fil barbouillé du temps

sur le fil

une goutte s’y dépose

goutte que je dépose

rosée

ombre mouillée

sur mon lit

genêt dans la main

 

xylophone

Fille de l’aube

Mord le brin coupant
Air du fil de l’herbe
deux pieds sur terre
Pas de boue
ruisseau étincelant
ruisseau désaltérant

éléphant, grenouilles

et femmes qui papotent
les cannes les bambous
de plus en plus fous

le givre du matin tard dans la nuit
j’ouvre un livre
je sors dans la nuit chaude

davolkgirlfr_1680x1050glané sur le net, où ? magie de cet serendipité, nouveau conte des temps modernes

Or opposite when it blinks

Toujours être celui

 

à coté de

ou au dessus

au au dessous

ou derrière

 

Pas tant que

la tête à l’endroit

ou à l’envers

se regarde par en dessous

ou en travers

 

comme un avion lâche une bombe

marche de travers

d’un pas de Sénateur

 

Pas de coté

rétroviseur

en diagonale

 

ou l’envers

légèrement décalée

peut surprendre

 

tête sur tête

les bras

à l’horizontal

rajoute

de dessous

 

Vers

creuse un corps

 

regard

de derrière Soi

un dos

 

le cheveu

impertinent

qui dépasse

 

l’un peu folle

chante son derrière

c’est une épopée

impossible

 

se voir

en se penchant

par l’ouverture

du dedans

 

Se penchant devant

prenant par derrière

le col de par dessus

se soulevant d’à coté

soudain face à face

 

lâchant une bombe

de l’intérieur

les joues rouges

prenant les jambes

jusqu’à son cou

 

ou contrairement

dans la file

quand on cligne

 

inspiration unknown
inspiration unknown